Schweinsteiger, une bourrasque dans la Windy City

À force d’être traité comme une sous-merde, il aura fini par partir. En perdition depuis un an et demi dans une équipe de Manchester United qui ne le méritait pas, Bastian Schweinsteiger a officiellement annoncé ce matin son départ imminent pour la MLS, où il a trouvé un accord avec les Chicago Fire. Et non, on ne parle pas de la série de NBC. 

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Depuis son départ du Bayern en juillet 2015, Bastian Schweinsteiger vit sa fin de carrière comme une lente descente aux enfers. Dans un club où il pensait se lancer un nouveau défi, il est arrivé en légende pour repartir en paria, dans la discrétion, après six mois de vide et un sacré hématome à la dignité. Un bobo qu’il s’en va soigner aux States : parce que ses dernières saisons sont définitivement placées sous le signe du défi, c’est au Chicago Fire, bon dernier des deux dernières campagnes de MLS, que Bastian s’en va prêter main forte. Et autant dire que, s’il cherchait du défi sportif excitant, il y avait quand même plus bandant au pays du soccer.

Un argument de choix pour une équipe à la traîne

Car dans l’une des villes qui représente le plus la quête d’excellence du sport à l’américaine, le Fire, comme le soccer en général d’ailleurs, fait un peu figure de parent pauvre. Et peine à trouver sa place dans les boutiques de souvenirs de la ville, qui font pourtant la part belle aux autres équipes, comme dans les coeurs des supporters. Entre les battes des Cubs et des White Sox, les ballons ovales des Bears, les palais des Blackhawks et et les légendaires Bulls, le Fire et son ballon rond ne savent pas trop ou se mettre. Si bien qu’au moment de prendre son indépendance et construire son propre stade après cinq ans au Soldier Field, enceinte multisport de plus de 60 000 sièges en plein centre ville, le Fire s’exile et s’érige un petit pied-à-terre de 20 000 places à Bridgeview, au sud de Chicago. À la marge niveau popularité, à la marge physiquement.

C’est là que l’arrivée de Bastian Schweinsteiger peut représenter une opportunité exceptionnelle pour le Fire. Même si ce n’est que pour une saison (avec une en option), même s’il ne va pas soudainement faire se déplacer les foules au Toyota Park, Bastian Schweinsteiger vient amener un peu de prestige du football européen à un club qui a bien besoin. Dixième et bon dernier de la conférence est lors des deux dernières saisons, neuvième celle d’avant, absent des play-offs depuis 2012, le Fire s’offre l’une des armoires à trophée les plus remplies du football européen et l’une des légendes vivantes du football allemand. Dans un premier temps, ça devrait aider le Fire à continuer sur la lancée d’un début de saison pas trop dégueu (une victoire, un nul, une défaite en trois matchs). Dans un second temps, ça donnera peut-être envie à d’autres joueurs de qualité d’aller faire du Fire un véritable pilier du sport dans la ville des vents.

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Catégories : Major League Soccer

Auteur :Alexandre Aflalo

Papa du petit Misteur Mercato. Saltimbanque semi-pro à Sciences Po Lille, je vis de Papus Camara et d'eau fraîche. Amoureux de Lucas parce qu'en verlan son nom ça fait "Amour"

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