Claudio Pizarro, le Péruvien qui ne vieillissait pas

Après une nouvelle contre-performance sur le terrain de Darmstadt (2-2) ce samedi, le Werder Brême semble en proie aux doutes en ce début de saison. Après avoir confirmé le nouvel entraîneur Alexander Nouri, le club attend avec impatience le retour de son attaquant vedette, le Péruvien Claudio Pizarro, qui fête aujourd’hui ses 38 ans.
Pizarro

Il est peu commun de voir des joueurs plus âgés que leur entraîneur. C’est pourtant le cas au Werder Brême, où le Péruvien Claudio Pizarro, 38 ans au compteur, est d’une année l’aîné de son nouvel entraîneur Alexander Nouri, intérimaire confirmé hier par le club allemand. Ce même club allemand qui publiait le 28 septembre sur son compte Facebook officiel un message d’espoir : « Le retour de Pizarro sur les terrains se rapproche de jour en jour ». Blessé depuis la mi-août, l’homme providentiel des Werderaner manque beaucoup à un club qui, avec une seule victoire lors de ses six premiers matchs de championnat, connaît un début de saison compliqué. en difficultés. Le retour de son vétéran à la pointe de l’attaque lui ferait le plus grand bien.

D’autant que cette année, Pizarro est seul leader du secteur offensif du Werder. Un rôle qu’il partageait la saison passée avec Anthony Ujah, parti en Chine cet été, saison durant laquelle il avait quand même marqué 14 buts en Bundesliga. Cette saison, une place dans le onze lui semble donc acquise, lui qui bénéficie à 38 ans d’une expérience que peu de joueurs peuvent prétendre avoir.

Départ prématuré et premiers contacts avec l’Allemagne

L’histoire de Claudio Pizarro commence au Pérou, son pays natal. Après trois saisons passées au Pérou dans les clubs du Deportivo Pesquero et de l’Alianza Lima, il signe au Werder Brême alors qu’il n’a que 20 ans. Le début d’une longue histoire d’amour avec ce club, et surtout avec l’Allemagne. Ses deux premières saisons le révèlent à l’Europe, surtout en 2000-2001 lorsqu’il inscrit 19 buts en Bundesliga. Suffisant pour que le Bayern Munich, alors fraîchement vainqueur de la Ligue des Champions, ne mise quelques 8 millions d’euros sur lui lors de l’été 2001.

En Bavière, l’international péruvien vit des succès mitigés. Trois fois vainqueur de la Bundesliga en 2003, 2005 et 2006, Claudio Pizarro n’arrive jamais à réellement s’installer sur le front de l’attaque bavaroise. Sous Ottmar Hitzfeld, qui le fait signer à Munich, il découvre la concurrence, puisqu’il doit batailler avec Roque Santa Cruz pour épauler Giovane Élber puis Roy Makaay en pointe. Cependant, cela ne l’empêche pas de marquer au moins 10 buts en championnat lors de ses trois premières saisons au Bayern. Lorsque Félix Magath prend les rênes de l’équipe en 2004, Claudio Pizarro devient alors le choix numéro un pour accompagner Roy Makaay devant. Malheureusement, le Péruvien est de moins en moins réaliste, et réalise un exercice 2006/2007 à seulement 8 buts. De plus, l’éclosion d’un certain Lukas Podolski le pousse peu à peu vers la sortie.

Une aventure british ratée, pour mieux revenir

Arrivé dans un Bayern Munich champion d’Europe, Claudio Pizarro n’a pourtant jamais réussi à dépasser les quarts de finale avec le club bavarois. Désireux de jouer les premiers rôles en Europe,  il s’engage avec Chelsea en 2009, club qui grimpe sur la scène européenne. Mais sa saison ne se passe pas comme prévu : Avram Grant lui préfère Didier Drogba, Nicolas Anelka ou Salomon Kalou devant. L’international péruvien n’a même pas la consolation de remporter la C1, Chelsea échouant en finale contre Manchester United.

Pizarro s’en retourne donc à ses premières amours et, après une petite saison en Angleterre, effectue son retour au Werder Brême. Un choix payant, puisqu’il s’assure une place de titulaire et enchaîne quatre grandes saisons, durant lesquelles il inscrit la bagatelle de 89 buts. À nouveau poissard en Coupe d’Europe, il échoue en finale de la Coupe de l’UEFA 2009 face au Chakhtar Donetsk.

L’homme des comebacks

Comme pour imiter son début de carrière, le Péruvien fait son grand retour au Bayern à l’été 2012. Il participe, sous les ordres de Jupp Heynckes, à l’épopée bavaroise en C1 qui se conclut par une victoire, au bout de la nuit londonienne, contre Dortmund. Pizarro reste sur le banc lors de la finale, mais l’objectif est enfin atteint. Lors des deux saisons suivantes, Pep Guardiola arrive à tirer le meilleur comme le pire de Claudio Pizarro : une première saison à 10 buts en 17 matchs de championnat, une autre à un but toutes compétitions confondues.

En manque de temps de jeu, et après trois titres de champions en trois ans au Bayern Munich, Claudio Pizarro prend à nouveau le chemin du Werder Brême, qui l’accueille en 2015 pour la troisième fois dans sa carrière. Sa saison 2015-2016 est réussie sur un plan personnel, mais celle du club, qui frôle avec la descente, l’est moins. On comprend mieux pourquoi le Werder Brême attend avec impatience le retour de ce vétéran du football, 38 ans aujourd’hui, qui devrait grandement aider le club à aller chercher le maintien cette saison.

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Catégories : Allemagne

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